Expositions individuelles en 2007

 

"Xavier Mary" (B)


Vitrine d’artiste : Xavier Mary du 21 avril au 3 mai 2007

Projet "AK47" :

« Je prendrai pour hypothèse que la sculpture de notre siècle, et surtout celle de ces vingt dernières années, est une tentative de reconstitution de la notion de site à même le constat de sa disparition. » ( Thierry DeDuve, LES CAHIERS DU MUSEE NATIONAL D’ART MODERNE, PRINTEMPS 1989 pg 39).

C’est une réponse presque littérale qui se constitue à l’endroit précis de mon projet. AKA 47 est un projet qui s’établis sur base d’un cite militaire en voie de démolition : la Chartreuse

Flyer
Flyer

Le domaine de la Chartreuse en quelques mots : En 1817, après la défaite de Napoléon à Waterloo, le Duc de Wellington, conseiller des alliés de l’époque et en ce qui nous concerne, de Guillaume d’Orange, décide que les anciennes fortifications, héritées notamment des moines Chartreux, ne répondent plus aux normes de la fortification de l’époque. Il préconise donc la construction d’un nouveau fort sur l’ancien hameau de Péville. Ce fort sera érigé entre 1818 et 1823. En 1830, il sera pris par les partisans liégeois sans combattre. Vu l’évolution de l’armement, il sera déclassé en tant que fort en 1892 et servira de simple caserne jusqu’en 1960. A cette époque, la majorité des bâtiments sera désaffectée et seuls resteront occupés les blocs les plus "modernes". En 1981, l’armée quittera définitivement le domaine.

Il s’agit donc d’un cite qui construit son histoire de 1818 à nos jours en traversant les deux guerres comme caserne militaire. Il reste désaffecté de 1981 à aujourd’hui. Se développe alors, sur les 7 hectares du domaine, construit selon la forme de l’étoile de Vauban, une de ces zones si particulière que Foucault nommais Hétérotopie. Un contre espace, où la nature reprend ces droits, les arbres poussent au cinquième étage, l’Histoire se fond avec le temps, …

Des toits on voit, au-delà des bois, la cité comme en contre plongée. La cartographie se fait alors limpide : On se trouve bien, dans l’interstice de ces quelques bâtiments, dans un espace autre.

Ces espaces ils disparaissent à la vitesse des fontes des glaces de l’antarctiques. Toujours exponentielle selon les scientifiques. Elles résistent indéfiniment dans une logique de perte.

« Un évidemment qui ne concerne plus du tout le monde de l’artefact et du simulacre. Un évidemment qui touche là, devant moi, l’inévitable par excellence : à savoir le destin du corps semblable au mien, vidé de sa vie, de sa parole, de ses mouvements, vidé de son pouvoir de lever sur moi les yeux. » ( Georges Didi-Huberman, Ce que nous voyons ce qui nous regarde, pg 17).

Il faut faire vite. Les grues sont déjà sur place. Ma solution est radicale : confronté cette mémoire à la tautologie d’une sculpture minimale, des traces du site au simulacres, de l’évidemment au plein d’un d’exposition, du constat de sa disparition à la reconstitution, à la constitution d’un projet qui redonne une autre possibilité de vie au site, qui lui rend sa parole qui nous parle de la sculpture de ces 20, 30, 40 dernières années, de ses possibilités à venir.

Si tel est l’hypothèse de Thiery DeDuve voilà ma thèse J’échafaude une série de propositions.. Une série de pièces, qui chacune une à leurs façons, joue et déjoue leur autonomie, qui se référencie au site et qui l’oblitère pour accéder au statut de sculpture. Des impressions et des volumes qui acte la monstration, la démonstration, la dé démonstration du paradigme dressé dans les quelques pages de la revue du centre Georges Pompidou (plus qu’un texte c’est pour moi un paradigme. Exacerber le lieu, l’espace et l’échelle de par le centre du noyau de ces quelques pièces :

1. A partir d’une série de photos des Hôpitaux (qui ont servi à l’armée américaine), j’isole les façades. Par un jeu de démultiplication et de symétrie j’en simule un volume, imprimé d’abord sur un mur. Le volume, de la déconstruction du bâtiment en plants, ré agence une colonne de cube (une perspective contre sa symétrie) qui se déploient en fractale. D’illusions en illusions on tend, sans jamais y parvenir, a retrouver l’espace sans mesures du site et de son vide. D’un autre point de vue, cette sérigraphie sur mur sera la toile de fond d’une conférence sur « Occupations temporaires et autogestion d’espaces culturels » Luxembourg. Pour rabattre une fois de plus le projet sur sa mémoire ces images devrais se retrouver sur le support papier journal, …

2. A partir des plants du site je réalise une sculpture de briques. Conforme à l’étoile de Vauban la pièce, tel les 7 hectares du site, se construit tout en symétries. En son centre rien d’autre à défendre qu’elle-même, pas même la place pour y glisser un quelqu’autre objet. Le volume est empli de terre, tel qu’on rembourrait l’arrière des murailles des fortifications. De l’acte de référenciassions on retombe sur celui de la tautologie. Et puits il y a cette forme que beaucoup liront, une fois isolée, comme un simple volume géométrique, une sculpture sans la moindre référence.

3. Le troisième élément qui m’intéresse est aussi propre à la stratégie militaire. Il s’agit de ces tubes de barbelés qui se déploient sur tout le pourtour du site. Comme pour la proposition numéro 2 on passe de la référence à la tautologie. En refermant le cylindre de fil hélicoïdal sur lui même on délimite une zones sans lieu, dont l’échelle abolit l’espace. Le donuts qui en résulte se dresse lui aussi pour se défendre face au spectateur. Sa forme n’en est pas moins simple et minimale. Le tout, présenter sur palettes entres socle et sol stockage et exposition, se présente donc comme une sculpture soumise à l’appréciation formelle du public

Mars 2007 Xavier Mary

Programme du 21 avril, vernissage de l’exposition :

  • Table Ronde sur Occupations temporaires et autogestion d’espaces culturels. Dans le cadre des expositions de "Xavier Mary" et de "L’écurie", LX5 organise une table ronde sur l’occupation d’espaces libres, une des caractéristiques du collectif L’écurie et un des soucis majeurs du projet LX5.

Portfolio

Flyer Diapositive Fil barbelé Installation Installation Impression Impression Ortigas live @ LX5 HomeBase Ortigas live @ LX5 HomeBase Ortigas live @ LX5 HomeBase Ortigas live @ LX5 HomeBase Ortigas live @ LX5 HomeBase Ortigas live @ LX5 HomeBase Ortigas live @ LX5 HomeBase Ortigas live @ LX5 HomeBase

Documents joints