Architecture flottante :
Ce projet a puisé son énergie dans le fait de traiter certaine partie d’architecture comme objet-Sculpture, délocalisé. Cela permet de rompre les codes, de casser la rigidité de l’institution de l’architecture et de ce qu’elle représente, dans notre société codée par l’histoire. Les bâtiments sont des entités fixes pour la plupart des gens.
Entre en jeu, différentes notions de déconstruction et de construction de volume, de déplacement de cette représentation d’architecture. Dans un lieu ou elle est placée flottante à la surface de l’eau.
Dans la création, le passage de la 2D à la 3D est permanent exemple : de la 2D (prise de vue en photo d’architecture) à la 3D (réalisation de la maquette) puis à la 2D (montage vidéo) pour finir en 3D (mise en espace des vidéos et insertion du spectateur comme centre de ce nouveau volume).
Plongée dans un autre environnement, cette sélection (d’architecture) change de fonction. Elle passe de l’architecture (objet-utilitaire) à la sculpture (objet-flottant). Proposant un rapport à l’espace urbain qui se constitue à travers un mouvement temporel, au fil de l’eau.
Ce qui m’intéresse c’est l’association infinie d’histoire imprévue, agencée pour créer un récit. Conter par l’interaction de la sculpture-flottante avec le lieu dans laquelle elle évolue : glissant et se confrontant au décor, elle devient le personnage de sa propre histoire.
Il s’opère une mutation dans le rapport au voir et à la manière de voir. Notre rapport à l’architecture est ramené a une taille humaine, à une fabrication. Former d’opposition : liquide, solide / architecture, sculpture / verticale, horizontale / cohue, calme / fixité, déplacement / stabilité, flottement.
Cette sculpture-flottante est constituée d’un remodelage d’architecture. Elle produit des circonstances en fonction des changements de paysage, rencontres et déplacements. Elle privilégie un jeu avec le temps sur un territoire défini (lac, canal, rivière, mer etc.…).





