La thématique de Christian Frantzen cible la divergence entre société de consommation et fonctionnements individuels. Les peintures se concentrent autour de l’intérêt visuel et sensuel tout à fait particulier du monde urbain, parallèlement elles soulignent l’écart croissante entre l’espace exhibé et l’espace intime d’une population.
En pratique cette approche occasionne deux types de motifs, la cité mégalopole et les refuges des citoyens. Deux idées leur sont communes à degré variable, l’all-over et le réalisme. Le conflit entre besoin de réconfort humain et l’apparition des cités mégalopoles est traduit par un visuel abordable en un premier temps mais déroutant par une gamme colorée trop artificielle et une surcharge en informations visuelles. Le motif des mégalopoles tend vers le non-objectal lorsqu’il est traduit en peinture, cette déviation du réel en un espace pictural apparemment abstrait et déroutant vient souligner l’écart entre les besoins de réconfort du citoyen et son entourage apprêté. Le motif des zones résidentielles veut encourager une approche critique du spectateur en ce que ces motifs profitent de la force mystifiante du médium peinture. Une vue d’un motif peint amène des critères d’appréciations autres que la vue du motif réel, si le motif se déguise en objet esthétique, il n’en est pas forcément ainsi de la réalité. Le spectateur est ainsi motivé à réfléchir au-delà de l’éventuelle sensation esthétique et à méditer sur la nature concrète du motif, la qualité réelle des refuges humains
